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Rencontre sportive : Renault Clio RS Trophy – Clio R3 T

Quels sont les points communs entre une Renault Clio R3 T de rallye – encore toute frétillante au lendemain du rallye du Var – et une Clio RS Trophy ? Pour le savoir, nous avons rencontré les belles avec Manu Guigou (pilote Renault) et Jean-Pascal Dauce (Directeur de la Compétition Client chez Renault Sport Racing).

De la route à la course : entre un an et 18 mois de travail

Pour réaliser une voiture de course à partir d’une voiture de route, Renault Sport Racing travaille entre 12 et 18 mois à partir d’un cahier des charges qui permet de savoir quelles sont les pièces qui sont bien dimensionnées sur la voiture de série pour un usage de compétition (comme le moteur sur la Clio RS Trophy) et celles qui vont nécessiter des développement spécifiques tels que la boite séquentielle. Il s’en suit une homologation auprès des instances du sport automobile.

Jean-Pascal Dauce

« Extrapoler une voiture de course à partir d’une voiture de route, ce n’est pas simple et les ingénieurs préfèrent partir d’une feuille blanche. Mais aussi cela qui est un challenge qui nous oblige à trouver les meilleurs compromis » précise Jean-Pascal Dauce, qui précise « Il n’est pas possible d’influencer les choix des ingénieurs qui s’occupent du développement de la voiture de série sauf si c’est une projet majeur comme le WRC.
« La Ford GT est par exemple l’inverse : c’est une voiture de course qui ensuite est devenue une auto de route. Mais notre chance c’est que la Clio RS existe car sans elle il aurait fallu développer des pièces spécifiques qui n’auraient pas permis, à notre échelle, d’avoir un business plan viable.
 »
Surtout que le plan produit est très petit, avec entre 100 à 300 voitures fabriquées pour répondre à la demande Compétition Clients… On est très loin de la série !
Au niveau des coûts d’exploitation, Jean-Pascal ajoute « nous usons beaucoup de pièces étant donnée l’intensité de leur utilisation et les sorties de piste. Pour que le budgets d’exploitation n’explosent pas, nous devons avoir la même logique que pour une voiture de route car la FIA nous fixe des prix sur certaines pièces ou pour la voiture complète. »

Renault Sport Racing, constructeur et organisateur

Renault Sport Racing intervient aussi en tant qu’organisateur de trophée et se doit d’être garant de la plus stricte égalité entre les pilotes. Cette règle s’applique depuis la coupe Gordini en 1966. « Nos contrôles techniques sont durs. En Clio Cup, quand plusieurs pilotes sont dans la même seconde, on se doit de ne rien laisser passer. Notre équipe de contrôleurs peut disqualifier pour des choses surprenantes, des détails, mais le règlement c’est le règlement » explique encore Jean-Pascal Dauce.

Renault sponsorise les séries Compétition Clients et gagne de l’argent en vendant des pièces, des voitures neuves et des services.
Mais le constructeur dépense aussi de l’argent avec l’accueil de ses clients, les primes et l’encadrement.
Au final, la marque met plus d’argent qu’elle n’en gagne et considère cette activité comme un outil de promotion qui est financé en partie par le marketing.

Vidéo : l’avis du pilote, Manu Guigou

Nous avons déjà eu l’occasion de tester la Clio RS Trophy (voir ici). La version de course développe 242 chevaux (contre 220 pour la version de route) et pèse moins de 1100 kilos (contre plus de 1200 kilos). Plus qu’on long discours, une vidéo en compagnie de Manu Guigou, qui a gagné le Rallye du Var dans sa catégorie, vous permettra d’en savoir plus sur ce qui crée le lien de parenté entre une Clio R3 T de rallye et sa cousine de route.

Lire aussi : L’essai de l’Alpine A110 du XXIe siècle

Texte : Philippe HORTAIL
Photos : Presse Renault

La galerie photos Clio R3T de l’Agenda de l’Automobile

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