L'AGENDA DE L'AUTOMOBILE

Future Opel Astra : nous avons conduit le prototype !

La future Opel Astra n’arrivera sur nos routes qu’en fin d’année, mais nous en avons déjà pris le volant. Enfin, de son prototype de développement, d’où cette carrosserie a priori bizarre…

Essai prototype Astra-8

Nous sommes mi-avril, et le soleil brille sur la campagne allemande, non loin de la frontière française. Stationnées sur le parking reculé d’un petit village, deux prototypes des futures Astra, maquillées et donc méconnaissables, nous attendent. Sous leur capot, deux moteurs de la nouvelle gamme Opel : un bloc 1.0 turbo à trois cylindres de 105 ch, qui va remplacer le 1.6 115 ch actuel, et un nouveau 1.4 Turbo de 145 ch, qui prendra l’actuel 1.4 de 140 ch. Afin de pouvoir comparer les nouveaux modèles aux anciens, Opel nous a également mis deux modèles en fin de carrière à disposition. La comparaison peut commencer… et elle vous incitera peut-être à vendre votre voiture pour la nouvelle Astra.

(Retrouvez notre essai Opel Adam.)

Première différence, l’espace à bord

Après une trentaine de kilomètres passés au volant d’une Astra 1.6 115ch, passer à bord un prototype dont tout l’intérieur est habillé de tissus tendus pour dissimuler une planche de bord et des équipements qui, de toute manière, ne sont pas définitifs, génère une curieuse impression.

Mais l’on remarque tout Essai prototype Astra-12de suite deux choses : un gros bouton « Emergency », un gros champignon rouge situé au milieu de la planche de bord destiné à tout couper en cas de problème, et le fait que l’on a plus de place. Les flancs de la console centrale empiètent moins sur l’espace attribué aux jambes du conducteur, et ce regain de confort est très agréable.

Si la future Astra sera plus petite à l’extérieur (4,37 m contre 4,42 m de long et 1,46 m contre 1,485 m de haut pour le modèle actuel), Opel promet qu’elle sera aussi plus grande à l’intérieur, ce qui semble se confirmer à l’examen du poste de conduite. Ensuite, la nouvelle plateforme qu’elle étrenne est plus légère : de 120 à 150 kg selon les versions. Des économies de poids qui ont été réalisées au niveau de la caisse nue (280 kg au lieu de 357 kg), et du châssis (50 kg de moins).

[nextpage title= »Conduite »]

Un mieux dans la conduite

Ces nouvelles dispositions techniques et ces mensurations se traduisent par une position de conduite améliEssai prototype Astra-7orée et surtout un fort sentiment de légèreté. Au volant de la version équipée du moteur trois cylindres 1.0 turbo, les premières centaines de mètres mettent en évidence le caractère volontaire de la mécanique, dont le couple (170 Nm contre 155 Nm pour l’ancien 1.6) semble disponible plus tôt grâce à l’aide du turbo. La différence de cylindrée avec le 1.6 qu’il remplace ne se ressent donc pas, et l’agrément est au rendez-vous, y compris du côté auditif. Peu vibrant (il est doté d’un arbre d’équilibrage), le 1.0 turbo n’émet pas un bruit pénétrant.

La légèreté de la voiture se ressent à tous les instants, et la conduite devient ludique et semble facile, même avec un niveau de puissance modeste. Seule l’assistance de direction ne donne pas entière satisfaction. Sa trop grande légèreté nuit à la précision. Certes, un mode « sport » résoudra le problème à bord de certaines versions, en fonction des niveaux de finition ou des options choisies. Mais un cran supplémentaire de consistance, y compris pour le mode sport, serait le bienvenu.

Après avoir passé plus d’une heure au volant de prototype équipé du moteur 1.0, c’est le moment de passer à la version 1.4 Turbo, forcément plus tonique.

Vive le sport

Essai prototype Astra-13Sur le papier, rien d’affolant : les 145 ch promis par la nouvelle Astra et son moteur 1.4 Turbo. Mais c’était sans compter sur l’agrément de conduite généré. En matière d’automobile, le poids, c’est l’ennemi, et ici on s’en rend encore plus compte. Sans compter que le niveau de tenue de route semble excellent.

Le chef ingénieur, qui ouvre le convoi avec une Astra GTC d’actuelle génération, augmente le rythme et les protos suivent sans sourciller, ce qui n’est pas le cas de l’ancienne Astra 1.4 Turbo qui nous accompagne… et qui a du mal à suivre.

[nextpage title= »Conclusion et photos »]

Conclusion

La nouvelle Astra en promet beaucoup, et l’expérience de conduite que nous avons vécu à bord de ses prototypes a été concluante. Bien entendu il faudra comparer la version définitive aux stars de la catégorie et passer sa gamme au peigne fin afin de savoir si le poids qu’elle a perdu ne se retrouve pas dans la facture finale… Elle sera dévoilée au salon de Francfort, mi-septembre, et commercialisée dans la foulée.

Retrouvez notre essai Opel Adam.

Cet article vous a plu ? Partagez-le !


Laisser un commentaire