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Grand Prix de France F1 2018 : tout sur le nouveau tracé du circuit Paul Ricard

Les organisateurs de l’an 1 de la renaissance du Grand Prix de France de Formule 1, qui se tiendra du 21 au 24 juin 2018 au circuit Paul Ricard, et pendant cinq ans au moins, ont dévoilé mercredi lors d’une conférence de presse tenue au coeur du site le nouveau tracé, la nouvelle identité visuelle et les prix des places les moins chères en présence de Christian Estrosi, et de Gilles Dufeigneux, entourés de Romain Grosjean, Jean Alesi, Yannick Dalmas et de Patrick Tambay.

Rien de mieux qu’une visite !

C’est en bus à impériale que nous avons pu découvrir en détail les modifications qui seront apportées tout au long des 5,8 kilomètres du circuit Paul Ricard, pour permettre la renaissance du Grand Prix de France F1 dans le Var après dix ans d’absence, et son retour en Provence pour cinq ans au moins.
L’objectif de ces évolutions étant de multiplier les zones de dépassement tout en conservant un tracé qui sera très rapide et l’un des plus long de la saison.

Premier freinage à 335km/h et (au moins) et 345km/h de vitesse maxi

Le premier freinage après les stands, à environ 335 km/h, permettra aux pilotes d’entrer dans les S de la Verrerie, où ils aborderont un virage à gauche plus serré, mais qui conservera les mêmes dénivelés.
Ils disposeront d’une sortie élargie permettant éventuellement un croisement de trajectoires avant une ligne droite de 500 mètres. Cette dernière précédant le virage de l’Hôtel permettra d’atteindre 317 km/h avant le freinage.

Une zone qui sera aussi élargie pour permettre à deux voitures de se présenter de front sur ce freinage en descente avant d’aborder le virage du Camp, lui aussi revu pour atteindre une vitesse de passage plus importante – 84 km/h contre 55 km/h actuellement. Il se pourrait qu’il y ait du spectacle à cet endroit, qui accueillera 10 000 places en tribunes et offrira une vue intéressante sur le circuit Paul Ricard.

Romain Grosjean

Après la chicane Nord, la courbe de Signes se prendra à fond – NDLR : les F1 les mieux réglées flirteront vers la barrière des 350km/h – et, selon Romain Grosjean, elle sera compliquée à passer, car il faudra trouver le point de braquage, et en parcourant environ 100 m/seconde une fraction de seconde de retard aura des conséquences sur la trajectoire et donc les chronos… Fort heureusement il y un très grand dégagement à cet endroit !

Les contraintes physiques seront également très importante pour les pilotes.
Comme l’a précisé Yannick Dalmas, « le mistral aura une influence importante car si il est dans le dos des pilotes dans la ligne droite qui porte son nom, il est perpendiculaire dans Signes et peut déséquilibrer une monoplace. »

L’entrée dans le fameux double droite du Beausset, abordé à fond soit à 345 km/h, sera un autre moment de bravoure car « il est dur de voir où est la corde » a précisé Romain Grosjean.

Enfin, le virage du Lac sera modifié : plus serré – de 10 mètres vers l’intérieur – mais la surface du tarmac sera agrandie, il permettra de se placer à l’intérieur pour aborder le virage du Pont qui commande la ligne droite des stands.

A ce jour, les zones de DRS ne sont pas connues mais il est possible que l’une d’entre elles se trouve dans la ligne droite des stands, entre le Pont et les S de la Verrerie.

Une communication globale sous le signe de « La French Course »

Pour accueillir la Formule 1, il fallait une communication globale et une accroche moderne.
C’est le nom « La French course », clin d’oeil à la French Tech, qui a été retenu.
Le graphisme reprend les fameux Run Off qui bordent le ruban d’asphalte du circuit Paul Ricard, et les adapte avec une charte de couleurs.

La billetterie sera ouverte à la mi-novembre

Christian Estrosi

Gilles Dufeigneux, Directeur général du GIP Grand Prix F1 du Paul Ricard, a annoncé l’ouverture de la billetterie pour la mi-novembre sur le site www.gpfrance.com.

Quand au président du GIP, Christian Estrosi, il a précisé que les billets commenceront à 150€ pour le weekend en enceinte générale, « un tarif qui correspond à ce qui se pratique en moyenne en Europe » et qu’un billet à 20 € permettra de venir voir les essais du vendredi.

Enfin, M. Estrosi a ajouté qu’une action envers les jeunes leur offrira la possibilité de « mériter » leur place, grâce à des formations qui leur permettront de travailler dans le cadre du Grand Prix et d’assister gratuitement à cet évènement majeur pour la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Philippe HORTAIL
Photos : P.H.

Quelques images de la journée presse du 6 septembre GPFranceF1 au Paul Ricard

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