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Essai Subaru Impreza : en attendant les hybrides… en 2019

Subaru et l’Impreza, c’est une longue histoire d’amour… La nouvelle version va-t-elle permettre la marque de se repositionner sur le marché français ? La réponse n’est pas aussi simple.

La problématique de Subaru 

Subaru a commercialisé moins de 1000 voitures en 2017 en France alors que le constructeur japonais en a produit 1.080.000 au total et écoulé 750.000 exemplaires en Amérique du Nord dans le même temps.
Les raisons de cette situation dans l’hexagone sont multiples. Tout d’abord, la gamme actuelle est fortement pénalisée par le barème de bonus/malus. Ainsi, une XV 2.0 (prononcez le nom en lettre, pas en chiffres romains) est taxée à hauteur de 3 113 euros. Ce surcoût est partagé en trois parts égales entre le constructeur, le distributeur et le client. Et pour compenser la part qui reste à la charge du client, Subaru a choisi une politique tarifaire agressive avec un équipement de série complet sur chaque niveau de finition. Mais même avec cette politique commerciale, la marque est à la peine…

Autre élément pénalisant par le passé, les délais de livraison. Ils sont redevenus « normaux » et on est loin des 14 mois d’attente qui ont prévalus par le passé. Il reste cependant difficile de lutter face à la concurrence et d’envisager des volumes plus importants avec une gamme qui ne peut répondre aux attentes des marchés les plus importants comme les SUV compacts deux roues motrices et, à ce jour, aucun produit de ce type n’est prévu.

Toutefois, avec un taux de fidélité de 85 %, une opération « assurance tous risques offertes pendant 3 ans », des offres LDD compétitives, un réseau qui se développe (voir l’implantation de la marque à Cannes) afin de disposer d’un concessionnaire par département (80 à ce jour) et l’arrivé des nouvelles Impreza et XV en 2018, puis, en 2019, de version hybrides et, en 2020, de modèles full électrique, la direction de Subaru France fonde de bons espoirs de revenir à des scores de ventes plus en rapports avec ceux obtenus par le passé (pas loin de 3000 ventes/an).

Nouvelle Subaru Impreza, nouveau design

Tout le monde a en tête l’Impreza en tant que voiture de rallye, de gendarmerie ou de jeux vidéos… La marque ne souhaite pas renier le passé de celle qui fut lancée en 1992 et qui s’est écoulée à quelque 2,5 millions d’unités (250.000 exemplaires en Europe). Par rapport aux précédentes versions vendues en France, il convient d’observer que les ingénieurs ont laissé aux designers le droit de travailler ! Tout est une affaire de goût mais il faut reconnaître que l’Impreza adopte un design moderne, avec des arrêtes saillantes, des feux arrières proéminents et un éclairage diurne élégant.

A l’intérieur, on découvre un tableau de bord très classique et dont l’ergonomie pourrait être améliorée sur certains détails comme l’emplacement des interrupteurs permettant de couper certaines aides à la conduite. Le GPS s’est montré rapide dans sa mise en route et pour le calcul d’un nouvel itinéraire. L’affichage d’un rappel dans un petit écran sur le haut du tableau de bord, au dessus du grand écran central, est une bonne idée car cela évite de quitter la route des yeux.

Nouvelle plateforme, nouvelles technologies…

Les concepteurs de la nouvelle Impreza ont développé la Global Platform de Subaru. Sa mission est « d’améliorer la sécurité, le confort et l’agilité de conduite » précise le constructeur. Sur le parcours de notre essai, mélangeant ville, autoroutes et routes nationales, nous avons pu constater que la suspension répond aux attentes. Elle est souple et reste adaptée à une conduite rapide (pas sportive…). Par contre, aux allures légales sur autoroute, le niveau sonore est supérieur à la moyenne de la catégorie.

Le nouveau moteur Boxer de 1,6 litre, atmosphérique, développe 150 chevaux mais il a fort à faire avec les plus de 1350 kilos, la boite automatique et la transmission intégrale. Avec un 0 à 100 km/h en 12,4 secondes et une vitesse de pointe de 180 km/h, il transforme la Subaru Impreza en paisible berline compacte. Seules ses vocalises pourront faire plaisir aux amateurs de ce type de moteur.

Pour la sécurité, Subaru mise sur un ensemble d’aides réunies sous l’enseigne  « EyeSight », disponible de série. On y retrouve les fonctionnalités telles que le système de freinage précollision, le régulateur de vitesse adaptatif, l’alerte de démarrage du véhicule de tête, la gestion de l’accélération précollision, l’alerte de franchissement de ligne, l’alerte de déviation de trajectoire et l’aide au maintien dans la voie.

Conclusion essai Subaru Impreza

La Subaru Impreza revient sur le marché avec certains arguments. Mais l’absence d’une version deux roues motrices et d’un turbo, visant à apporter du couple, la pénalise sur un marché très concurrentiel. Elle peut compter sur bon niveau d’équipement de série et des offres LDD qui arriveront bientôt.

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L’arrivée des hybrides en 2019
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Le manque de silence
Le malus

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Textes et Photos Philippe Hortail

Galerie photos Subaru Impreza 2018 Agenda-Automobile.com

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