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Essai – Opel Insignia CDTI BiTurbo 195

L’Opel Insignia n’est pas une nouveauté. Loin de là même puisqu’après trois années d’existence, la berline allemande en est logiquement à mi-carrière. Il était donc temps pour le constructeur au Blitz d’élargir son offre avec ce 2.0 diesel BiTurbo de 195 chevaux.

Le petit et le gros turbo

Voiture de l’année en 2009, l’Opel Insignia ne disposait jusqu’à présent que d’un CDTI de 160 chevaux comme moteur Diesel le plus puissant. En poussant son 2.0 Diesel à 195 chevaux, l’Insignia se voit enfin dotée d’un moteur capable de rivaliser avec les Renault Laguna 2.0 dCi 180, Peugeot 508 2.2 HDI 204 ch et autre Ford Mondeo 2.2 TDCi 200 ch.

Pour parvenir à cette puissance sur son 2.0, le constructeur allemand y a adjoint 2 turbos. Sachant qu’actuellement 80% des Insignia vendues en Europe sont motorisées par des blocs tournant au mazout, Opel estime que 10% de ses Insignia vendues en 2012 seront des CDTI BiTurbo 195. Vu la conjoncture actuelle, difficile de dire si ce chiffre est optimiste ou réaliste.

Ce qui est sur en revanche, c’est que cette berline devient sacrément agréable à conduire grâce aux 400 Nm de couple disponibles entre 1750 et 2500 tr/min. Dans les environs de Lisbonne, là où nous avons pu tester ce nouveau modèle, l’Insignia BiTubro s’est montrée alerte tout en restant particulièrement souple à l’accélération. Très linéaire, ce quatre cylindres à rampe commune se distingue par un système de double turbo séquentiel offrant deux étapes de suralimentation. Les deux turbos sont de taille différente et travaillent soit séparément, soit conjointement. En fait, le petit turbo est plus apte à prendre des tours aux régimes les plus faibles tandis que le gros turbo est seul actif en haut du compte-tours. Dans les régimes intermédiaires, les deux turbocompresseurs fonctionnent ensemble.

Pour le constructeur allemand, jusqu’à présent, un tel système ne se voyait que chez les marques dîtes « premium ». Notons qu’il est également possible d’associer cette motorisation à deux ou quatre roues motrices et dans toutes les variantes de carrosserie.

Un max d’équipements

Chez Opel, un moteur haut de gamme s’associe forcément avec une finition haut de gamme. Ainsi, toutes les CDTI BiTurbo sont disponibles uniquement en Cosmo Pack. A ce niveau d’équipement, il ne manque vraiment pas grand chose à cette berline. Parmi les équipements de série, on retrouve notamment les phares adaptatifs directionnels bi-xénon, le système Opel Eye (reconnaissance des panneaux et avertisseur de changements de voies intempestifs) ou encore le régulateur de vitesse adaptatif avec alerte anticollision et assistant de freinage intelligent. Même la sellerie cuir et le système de navigation sont de série.

Notre Insignia du jour (voir photos) était également pourvue du pack Sport Edition (OPC Line) à 1800 euros avec les jantes alliages de 20 pouces. Un pack qui donne une bien belle allure à cette berline qui ne semble pas beaucoup souffrir du poids des ans face aux plus récentes familiales.

Comportement un brin pataud

Finalement, plus on roule avec cette Insignia et plus on se dit que les 195 chevaux ne sont pas de trop pour mouvoir les 1589 kg de la bête (jusqu’à 1713 kg en version 4 roues motrices). Grâce à ce gain de poids par rapport à la version 4×4, sur petites routes, l’Insignia 2 roues motrices est finalement plus vive et dynamique que sa variante 4 roues motrices que nous avons pu aussi essayer et qui bénéfice pourtant du châssis SuperSport. Le 0 à 100 km/h s’abat en 8,7 secondes et la vitesse maxi est donnée pour 230 km/h. Mais même si l’équilibre de la bête ne présente aucun défaut, l’ensemble reste tout de même assez pataud dans les enchaînements de virages.

Sur route et autoroute, en revanche, le CDTI 195 fait exactement ce pour quoi il est conçu. Il permet de rouler vite et bien sans consommer excessivement du carburant. Comme toujours, les chiffres annoncés par le constructeur sont nettement plus optimistes que ce que nous avons pu mesurer mais, le bilan est plus que correct. Alors qu’Opel annonce un 4,9 litres de gazole aux 100 kilomètres en moyenne, nous étions plutôt à 6,5 litres. Et non, nous n’avons pas cherché à vérifier si les 230 km/h en pointe étaient jouables lors de ce test…

Conclusion

Disponible sur les Insignia 4 portes, 5 portes et break Sports Tourer, ce CDTI BiTurbo 195 est un véritable concentré de technologie particulièrement appréciable sur route et autoroute. Affichant une consommation moyenne plus que raisonnable, cette Insignia Diesel de 195 chevaux démarre à 38.000 euros. Vu l’équipement, le confort, l’agrément, on pourrait presque dire qu’il s’agit d’une bonne affaire par rapport aux marques premium. Pour la version 4×4, il faudra rajouter 2.500 euros sur la facture. Honnêtement, à moins d’habiter en montagne ou de vouloir pousser cette auto dans ses moindres retranchements sur circuit, autant préférer la traction classique qui présente un dynamisme supérieur grâce à son poids plus contenu.

Texte et photos : JMS

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Un commentaire

  1. Pigeot dit :

    > Pour le constructeur allemand, jusqu’à présent, un tel système ne se voyait que chez les marques dîtes « premium ».

    Hum, à moins qu’il ne la considère comme un véhicule premium, ça existait déjà sur Peugeot 407 (2.2 hdi bi-turbo 170).

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