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Essai nouvelle Audi A8 : le style reste, la technologie évolue

Audi continue sur sa lancée avec un modèle dont le style n’a jamais évolué de manière spectaculaire. En effet, les clients du segment aiment bien le changement, sont attirés par la technologie, mais restent assez conservateurs en termes de design automobile. En revanche, au fil du temps la grande berline allemande n’a cessé d’enrichir son niveau d’équipement, recevant ce qui se fait de mieux dans l’industrie automobile, avant de laisser descendre ses innovations à bord des modèles des catégories inférieures.

Un design bien connu mais à bord le confort grimpe encore d’un cran

En approchant la nouvelle A8 par l’arrière, on constate que son coffre reçoit désormais une barre lumineuse de bout en bout. Avec une nouvelle calandre hexagonale qui dynamise bien le style général de l’A8, cette barre composée de LEDS et qui s’illumine au verrouillage/déverrouillage mais aussi selon les situations de conduite constitue la nouveauté majeure à l’extérieur.

En revanche, lorsqu’on prend place à bord, on se rend compte que les limites que l’on croyait atteintes par l’ancienne génération sont largement dépassées. Tous les écrans sont digitaux et tactiles, et le niveau de confort grimpe encore d’un cran. Auparavant, les sièges et le volant étaient chauffants, désormais les accoudoirs et le plancher le sont aussi. On n’arrête pas le progrès.

Un sentiment curieux s’empare lors de toutefois du conducteur une fois qu’il est installé car tout est noir. Aucun écran ne donne d’indication, la voiture est totalement éteinte. En revanche, lorsqu’on pousse le bouton start, le sapin de Noël s’illumine.  La carte de la région s’affiche en 3D avec une grande précision, le « virtual cockpit » livre toutes les informations dont on a besoin, et si les écrans sont tactiles, le fait de sélectionner un menu ou une fonction est accompagnement par un micro-vibration de l’écran, à tel point que l’on pense avoir poussé physiquement un bouton. Magique.

Une voiture de maître très conventionnelle

La majeure partie des clients de l’Audi A8 haut de gamme -essence 55 TFSI ou diesel 50 TDI pour le moment, avant l’arrivée d’un W12 et d’une S8 dans quelques temps- seront choyés sur le siège arrière, avec toutes les fonctions de bord auxquelles ils peuvent prétendre, un total contrôle sur la voiture grâce à une tablette tactile détachable présente dans l’accoudoir central, et un niveau de connectivité optimal pour travailler.

Ils feront également un beau cadeau à leur chauffeur, qui va lui aussi profiter de l’excellente insonorisation de la voiture, même avec le V6 diesel que nous avons essayé, mais aussi de toute la panoplie de nouvelles technologies qui rendent la vie de conducteur plus simple, avec un GPS intelligent et connecté, des fonctions de confort haut de gamme, et des aides à la conduite en tous genre qu’il pourra déconnecter s’il les trouve trop intrusives.

Il pourra également se délecter de la disponibilité de la puissance et du couple généreux du moteur, mais aussi de la motricité du système Quattro, qui répartit la puissance entre trains avant et arrière pour optimiser la stabilité.

Cette grande Audi est également équipée en série de roues arrière directrices ce qui est une bonne chose pour un véhicule de ce gabarit. Plus tard, arrivera un nouveau système de suspension qui garantira encore plus de stabilité en virage (moins voire pas de prise de roulis) et qui empêchera la voiture de piquer du nez au freinage.
Nous avions essayé ce dispositif à une autre occasion, et il est vrai que nous avions été bluffé par l’efficacité de ces suspensions, la voiture semblant imperturbable quels que soit le rythme ou l’état de la chaussée, et surtout donnant l’impression d’être attirée vers le sol lors de freinage d’urgence. Sur ce point, il convient d’admettre que ce dispositif constitue un vrai pas en avant, mais ne sera disponible que dans plusieurs mois.

Au final, il n’y a pas grand-chose à reprocher à cette voiture qui cherche le sans-faute et qui tutoie la perfection lorsqu’on voyage à son bord. Mais elle reste très conventionnelle dans ses lignes et nous aurions aimé qu’elle passe un cap supplémentaire en termes de design.
Par ailleurs, en dépit de sa bonne agilité et de ses performances, une voiture de plus de 5 mètres n’est pas évidente à manier en centre-ville, et sa conduite n’est pas très excitante. Enfin, si le modèle embarque un sacré package technologique, la facture est salée. Comptez largement plus de 100.000€ pour équiper comme il se doit votre version diesel, dont certaines villes ne voudront bientôt plus dans leur centre.

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Didier LAURENT

Nouvelle Audi A8 : la galerie photos de l’Agenda de l’Automobile

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Un commentaire

  1. Jean-René Foulcan dit :

    Quelle mocheté ! La marque aux 4anus ne sait vraiment pas faire de voitures ! Des lignes horizontales en veux-tu, en voilà … Quelle horreur. Et vu la mauvaise réputation de fiabilité de ces modèles, hors de question que j’achète ça !

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