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Essai Astra GTC OPC : Ca y est !!!

Pendant de longues années, les versions OPC de la berline compacte de chez Opel étaient explosives. Entendez par là : un moteur plein de bonne volonté couplé à un train avant nettement moins enthousiasmant. Cette époque est révolue est j’ai pris beaucoup de plaisir au volant de l’Astra GTC OPC ! Ca y est, l’OPC est au niveau de la concurrence.

 

Un moteur plein

La première émotion que l’on ressent à bord de l’Opel Astra GTC OPC survient dès que l’on a tourné la clé de contact. Après une fraction de secondes où le démarreur grignote avec des petites dents acérées, un son sourd et caverneux envahi l’habitacle. On sort alors de la voiture pour vérifier les échappements. Le moteur, qui était froid, voit son régime descendre doucement et se stabiliser. On y perd en sonorité mais on reste au dessus de la moyenne.

Après avoir quitté le parking souterrain (qui amplifie les sons), direction les autoroutes allemandes pour tester les capacités d’accélération de notre monture.

Avec 280 chevaux et 400 Nm de couple, l’Astra OPC offre des performances de premier plan : le 0-100 est expédié en 6 petites secondes et la vitesse de pointe se stabilise à 250 km/h. Les remises en vitesse sont vigoureuses et la rapidité avec laquelle on atteinte la vitesse maximale témoigne de la bonne santé du bouilleur.

Ce dernier, avec une puissance au litre de 140 ch (contre 120 pour l’ancienne version), affiche un gain total de 30 ch par rapport à l’ancienne version et les consommations sont réduites de 12%. Avec une moyenne de 13,5 litres au cent (selon l’ordinateur de bord) sur un parcours mené à un rythme « sportif », le coût à la pompe reste raisonnable, bien aidé en ville par le système Start/Stop.

 Un châssis rigoureux

La suite de notre périple nous fait quitter l’Autobhan pour prendre de petites routes plus tortueuses. Et là, c’est le choc par rapport aux générations précédentes : nous voici au volant d’une Opel OPC dont le train avant incisif se jette à la corde sur simple demande et dont l’arrière suit avec entrain.

La suspension est ferme et il est possible d’opter pour un mode plus sportif (sur une route pas trop bosselée) voire trop sportif (OPC) qui fait tressauter la voiture (à réserver à un usage piste). En prime, le FlexRide intervient aussi sur les lois des amortisseurs, de la direction et la réactivité de l’accélérateur. Les jantes alliage de série en 19 pouces ajoutent une note encore plus sportive à la voiture. Les ingénieurs ont retravaillé les définitions du châssis et lui ont donné des caractéristiques OPC en modifiant les tarages des amortisseurs et en modifiant les raideurs des ressorts et des paliers.

Une autre bonne nouvelle nous attendait en ce qui concerne la motricité qui est sans commune mesure avec celles des anciennes versions ! La puissance passe au sol grâce à différentiel à glissement limité mécanique et multidisque sur le train avant. On peut remettre les gaz sans craindre un fort sous-virage ou un patinage excessif. Très peu de remontées de couple dans le volant sont à déplorer car Opel a choisi de mettre en place des jambes à pivot découplé HiPerStruts.

Enfin, les freins Brembo ont donné entière satisfaction. D’un diamètre de 355 x 32 mm ventilés et percés, serrés par des étriers à 4 pistons à l’avant, ils offrent une réponse et une endurance satisfaisantes. Seul un test sur circuit permettait de les pousser dans leurs derniers retranchements.

Le seul bémol que l’on peut apporter à ce beau tableau vient de la boîte de vitesses. Pas assez précise, parfois accrocheuse en usage sportif, elle mériterait d’être remplacée par une version à double embrayage qui, selon nos infos, est en préparation. Equipera-t-elle l’Astra GTC OPC ? Pour le moment, rien ne permet de dire oui. Ou non…

Un équipement complet

A bord de l’Astra GTC OPC, on découvre de très beaux sièges Recaro tendus de cuir (de série) qui enveloppent le corps et assurent un très bon maintien. Le volant à méplat voit son diamètre réduit de 10 millimètres par rapport à celui des autres Astra. Les coutures exclusives OPC Bleu Bermudes ou Gris Lumière apportent une touche de sportivité complétée par la sonorité de la boite air qui donne à l’Astra GTC OPC un bruit de ré acteur. C’est factice, certes, mais cela colle à la philosophie de la voiture. Contrairement à la Mégane RS, le son ne « revient » pas dans l’habitacle grâce à un système qui débouche dans ce dernier et il n’est pas plus présent quand on enclenche le mode OPC.

Affichée à 33000 euros, le rapport/prix prestation est concurrentiel si on se réfère à la Mégane RS qui début à 33 950 euros, sans GPS, Recaro en cuir, châssis Cup et jantes en 19 pouces.

Puisqu’on évoque la sportive de chez Renault (essayée ici), ajoutons aussi la Focus RS (essayée ici) et la Scirocco R (voir essai ici) et tentons d’établir un classement personnel qui n’engage que moi. Mon cœur reste acquis à la Ford ne serait-ce que pour son cinq cylindres. Ensuite, j’avoue que l’OPC m’a plu au point de rejoindre la Mégane RS. La Scirocco R ferme la marche.

Photos : Thorsten Weigl www.weigl.biz

 

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Un commentaire

  1. Francfort : Peugeot 308 Concept R. Enfin. sur Sport Cars dit :

    […] Pour ce qui est du châssis, on peut faire confiance à Peugeot… Le constructeur  annonce la présence d’un différentiel à glissement limité Torsen pour assurer une bonne motricité mais ne parle de jambes de force à pivot déporté comme sur la Mégane RS ou l’Astra OPC. […]

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